Figurines, neurotransmetteurs et alimentation.

Mais qu’est-ce que ces trois sujets peuvent bien avoir en commun me direz-vous ?

Chers amis geeks, voilà l’explication médicale qui vous permettra de justifier votre envie, que dis-je, votre besoin de plonger dans le hobby de la figurine ^^

Mais l’Histoire commence bien avant… et comme le disait la voix off de X-Or lorsqu’il se transformait pour affronter un ennemi : « Revoyons l’action au ralenti. »

X-Or

Le monde du travail actuel voit une augmentation des cas de burnout ou de souffrance au travail, la perte de sens et de motivation par la multiplication des bull-shit jobs ne sont pas innocent de cette situation.

La petite chimie à l’intérieur de notre cerveau nous permet d’éclairer les causes du phénomène…

Les neurotransmetteurs, kezako ?

Pour faire simple, ce sont des molécules produites par les neurones qui ont une action directe ou indirecte sur d’autres neurones ou d’autres cellules. Il en existe plusieurs qui ont des effets importants sur notre vie de tous les jours, mais je vais me concentrer sur les 3 qui nous intéressent pour notre cas.

Il existe donc des neurotransmetteurs qui donnent envie de faire les choses, de maintenir l’effort et qui apportent une récompense à cet effort. J’ai rapidement abordé le circuit de récompense dans un précédent article, voici donc une explication un peu plus détaillée (même si elle est encore simplifiée et parcellaire).

Dopamine : initiateur de l’action.
La dopamine donne envie de faire les choses, et incite à la recherche de plaisir ou d’action. Un déséquilibre en dopamine est lié à certaines maladies. Par exemple, on identifie un manque en dopamine dans la dépression ou Parkinson, là ou un excès se retrouve dans les cas de schizophrénie.

molécule de dopamine

Noradrénaline : maintien de l’effort.
L’attention sélective, la vigilance, l’augmentation de la sensibilité à la dopamine et la capacité à réaliser les taches répétitives peu génératrices de récompense sont dépendant de la noradrénaline. Là encore, une baisse du taux de noradrénaline a un impact sur l’individu : dépression, repli sur soi, baisse de libido et démotivation.

Sérotonine : le régulateur.
La sérotonine permet de retourner à une situation plus clame, prudente et moins extravertie ou moins pulsionnelle et de clore une situation épuisante pour le cerveau en terme de charge cognitive : en gros, terminer une action et pouvoir en tirer une satisfaction.
Les déséquilibres de sérotonine sont associés à des l’impulsivité, de l’agressivité, de l’irritabilité voire des comportements suicidaires.

Et l’alimentation là dedans ?

aliments

Les neurotransmetteurs sont produits à partir d’acides aminés, briques élémentaires constituant les protéines. Dont une partie ne provient QUE de l’alimentation puisque nous sommes incapables de la produire…

Ainsi, les précurseurs de la dopamine et de la noradrénaline sont la tyrosine (qui peut être absorbée telle quelle ou produite à partir de phénylalanine) alors que la sérotonine nécessite du tryptophane.

Que l’origine des protéines soit animale ou végétale n’est pas important à partir du moment où tous les acides aminés indispensables sont apportés régulièrement par l’alimentation, car nous n’avons pas de stock de protéines inutilisées.

D’accord, mais ça va où tout ça ?

Repensons maintenant les situations de travail grâce à une analyse utilisant les neurotransmetteurs comme filtre du réel.

Un travail laborieux, en perte de sens et dont on ne voit jamais la fin sollicite dopamine et noradrénaline et use les ressources mentales sans pour autant permettre d’en tirer du plaisir ni autoriser le cerveau à se reposer grâce à la sérotonine qui clôturerait l’effort.

Le cycle infernal de la figurine !

Roboute

Comme je l’ai abordé dans mon dossier figurines pour eMaginarock il existe 3 tendances qui cohabitent dans chaque figuriniste : joueur, peintre et modéliste. Il est néanmoins acceptable de dire que les différentes étapes sont les suivantes : achat, assemblage, peinture, jeu., chacune pouvant être découpées en sous étapes en fonction du temps disponible ou de l’envie.

C’est là que tout l’intérêt réside : des étapes claires et simples à identifier, rapides à réaliser (sauf la peinture qui peut prendre beaucouuuuup de temps si l’on est capable de réaliser des chefs d’œuvres) et donc génératrices de neurotransmetteurs qui permettront de réaliser la boucle complète « envie de faire, maintient de l’effort, mise au repos » ; ce qui permettra de compenser un peu les expériences longues et douloureuses génératrices de frustrations.

Et si vous êtes comme moi, vous avez même un gros stocks de figurines attendant d’être peintes et de déployer leur capacités bénéfiques pour notre cerveau !

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